Dans un monde peuplé de tant de personnes avec des ethnicités, des religions et des mœurs différentes, il est normal de voir passer aux nouvelles des histoires de querelles, de guerres et d’homicide… Non ? Notre habileté à détruire tout ce que nous touchons n’est-elle pas immuable ? Il est vrai que dans cet amas de destruction cache des milliers de personnes qui ont encore le cœur sur la main, tentant d’aider leur prochain au-delà de leur couleur de peau, de leur langue maternelle, de leur religion, et même de leur race. Mais alors, pourquoi certaines personnes préfèrent détruire et d’autre construire ? Aurions-nous un moyen de balancer cette destruction pour la rendre positive ? Je suis ici pour vous dire oui, et je suis ici pour vous parler de l’une des nombreuses façons : le biocentrisme éthique. 

Mais le biocentrisme éthique, qu’est-ce que c’est ? Est-ce un mouvement ? Une religion ? Une secte ? Dois-je répondre à de certains critères pour devenir un biocentrique ? Voici ce qu’est réellement le biocentrisme éthique. 

Un point de vue égalitaire

Le biocentrisme éthique soutiens que chaque forme de vie est aussi importante qu’une autre, ayant une valeur intrinsèque et devrait être traité avec respect. C’est donc dans cette optique que les Biocentrique éthiques devront percevoir leurs actions. Cependant, toute forme de respect commence par l’éducation et l’ouverture d’esprit. Il est important de comprendre que la science découvre chaque jour de nouvelles informations, confirmant ou détruisant de précédentes affirmations. Les religions sont basées sur des croyances qui, pour la plupart, prônent le respect d’autrui. Ce qui est normal pour un être est peut-être le chaos pour l’autre. 

Le biocentrique éthique comprend que chaque personne a droit à ses croyances, mais ne devrait pas les forcer sur d’autres. Chaque être à droit à sa liberté d’expression, tant que cette liberté ne brime pas celle d’un autre. Chaque être est responsable des gestes qu’ils commettent.

Une éthique basée sur la vérité

Le biocentrisme éthique ne remet pas en question les valeurs des personnes, puisque chaque personne a droit à sa liberté. Cependant, les biocentriques veulent savoir la vérité. La transparence est la clé dans leur choix de vie. Par exemple, Un biocentrique prendra conscience d’où provient sa nourriture. Il comprendra d’où provient sa viande, ira voir les industries de viandes et les abattoirs. S’il n’arrive pas à concevoir ce qui s’y passe, ou s’il n’arrive pas à se voir tuer ces animaux, ou s’occuper de ses animaux tels qu’ils sont traités à ce moment, il arrêtera de manger de la viande, voyant que cet acte qu’il trouve immoral ne devrait pas être fait par une autre personne pour qu’il puisse se dire qu’il n’est pas en cause. 

Un amalgame d’idéaux 

Malgré que nous sommes les êtres les plus intelligents de la planète, nous n’en sommes pas moins à la merci de dame nature. Le biocentrisme aide à comprendre que cette hiérarchie qui fut instaurée depuis si longtemps n’existe pas. Nous n’étions pas les premiers sur cette terre, et bien malgré nous, nous ne serons pas les derniers. Nous n’étions pas les premiers sur cette terre, et bien malgré nous, nous ne serons pas les derniers. Ce cercle infini, bien connu des religions autochtones, se jumelle avec le respect des êtres vivants du bouddhisme et se complète avec la science… Vous voyez où je veux en venir ? Ces idéaux, cette base que nous avons tous, elle vient d’un fondement de base. Appelons ceci instinct, religion, bon sens, spiritualisme, cette base de bonté vient compléter de toute part l’amalgame d’idéaux qu’est le biocentrisme. 

La force d’action face à la réalité 

L’une des choses les plus difficiles du biocentrisme, c’est de s’informer sur des sujets difficiles à entendre et accepter que cela existe : Pollutions des eaux engendrant la mort d’écosystème marin entier, tortures d’animaux dans les laboratoires de tests, enfant travaillant jusqu’à l’épuisement dans des sweatshop, euthanasie de milliers d’animaux, car ils ne sont pas « assez beaux »  pour être adopté, famine de milliers de personnes, car les grandes industries prennent en entier leurs eaux et leur récolte pour engraisser leurs poches (et ce faisant bien des gens aussi)… Ce sont des réalités difficiles à concevoir, d’autant plus que la plupart ne se font pas voir du public. Un biocentrique se renseignera sur ces problèmes, et même s’il ne peut pas faire quelque chose pour directement aider ces êtres, ils feront ce qui est en leur pouvoir pour ne pas contribuer à cette destruction de l’égalité. Signé des pétitions, adopter un chat à la SPCA au lieu des animaleries, mangez des œufs de ferme locale, ou vous pouvez voir les poules qui y sont bien traitées, magasiner dans les friperies, acheter des produits locaux et boycotter des compagnies qui ne répondent pas à vos valeurs sont tous des choses que si tout le monde le faisait, un changement se verrait. 

Vous ne devez pas fermer les yeux sur une réalité parce qu’elle ne vous touche pas directement. Vous devez vous mettre à l’intérieur de cette réalité, vous devez comprendre ce que c’est de brimer vos droits ainsi et vous devez agir. Fermer les yeux par peur que la culpabilité vous écrase n’est pas la solution. Vous n’êtes pas ceux qui sont dans le tort, puisque vous n’aviez pas nécessairement conscience de tous les secrets et les mensonges construits par les grandes industries. Vous avez vécu avec une façon de vivre, une façon de penser, qui vous a été inculquée par vos parents et par une société dans laquelle vous avez vécu. Cependant, reconnaître qu’il y a un problème sans rien faire sera le moment fatidique où vous seul serez en faute et pourrez-vous blâmer si la culpabilité vous ronge. Il en est de vous seul de sortir du moule que les industries vous imposent, de réfléchir par vous-même et de découvrir ce qui ne fait pas de sens avec la société dans laquelle nous vivons. Ne soyez pas ceux qui se voilent la face à une réalité qui les dérange. Soyez ceux qui se lèvent et agissent contre cette réalité, pour que le futur soit plus égal pour chacun.        

Un mode de vie 

Le biocentrisme est un mode de vie. C’est donc un mouvement pratique et spirituel visant l’égalité et le bien-être de toute forme présente dans la Biosphère. De ce que vous achetez à ce que vous mangez, en passant par vos buts de vies, tout est compter dans le biocentrisme. Dans un monde où notre survie ne dépend plus de nos actions de chaque heure, notre espèce à beaucoup plus de temps pour s’adonner à des loisirs. Selon notre belle vision capitaliste du monde, ce « » loisir » » devrait être comblé en majeure partie par un emploi en vue de payer des choses essentielles à notre survie, comme de la nourriture. Un biocentrique voit la stupidité et l’égoïsme d’un tel système. Bien que pour notre propre survie, notamment, pour avoir un toit sur la tête, un emploi soit nécessaire, beaucoup d’individus se regroupent et luttent à leur façon contre cette oppression capitaliste. Le dumpster diving, les organismes de dons et les communautés basées sur l’échange de produits et de services sont tous de bons exemples qui vont à l’encontre du capitalisme et des impacts environnementaux destructeurs qu’il impose. 

Un combat pour tous 

Finalement, le biocentrisme est un combat de longue haleine. Être biocentrique, c’est de reprendre sa vie en main, de revoir ses façons d’agir, de trouver des solutions aux problèmes que l’on perçoit, de respecter toutes formes de vies, d’éviter le gaspillage alimentaire, de reprendre le contrôle et de remonter la pente glissante dans laquelle nous sommes. C’est de revoir nos priorités et nous dire : « Est-ce que ça en vaut vraiment la peine pour tout le mal que ça à créer ?  ». C’est un combat à instaurer à nos enfants, qui grandiront avec l’équité et la compassion en tête et qui changeront à leur tour peu à peu le monde dans lequel nous vivons. Le biocentrisme est un combat pour chacun d’entre nous et que nous vivions en harmonie, pas en compétition avec l’un l’autre. Ce n’est pas de savoir qui à la plus grande maison, qui a le plus d’argent, qui a eu l’idée en premier, qui est plus populaire… C’est de savoir que nous sommes tous heureux et bien dans notre peau, peu importe ce que nous faisons. Ce combat sera encore de longue haleine, mais c’est un combat qui nous touche tous. 

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